En RDC, il y a la souffrance et la pauvreté, ayez l’optimisme pour réussir en tant qu’entrepreneur

Je suis un peu réaliste, du moins c’est ce que je me dis. Mais je sais vraiment qu’au fond de moi se trouve un profond puits d’optimisme. 

Sinon, pourquoi est-ce que je persisterais à poursuivre mes rêves avec la ténacité que je fais ? Pourquoi me brancher, jour après jour, pour me soumettre au processus épuisant et cruel du devenir ?

J’aurais probablement évoqué cette qualité au passage dans une de mes précédentes pièces, car c’est un ingrédient très important dans la formule pour devenir entrepreneur. Mais parce qu’il est mentionné en passant la plupart du temps, il n’est pas pris aussi au sérieux qu’il devrait l’être.

L’optimisme est tout.

L’une des choses les plus difficiles au monde est d’être née Congolais. Il est encore plus difficile d’être entrepreneur dans une société où il semble que tout soit conçu pour échouer. 

Pensez au chômage qui continue d’agresser les Congolais. Regardez combien de temps il a persisté. Imaginez devoir vous lever deux fois plus tôt que d’habitude parce que vous voulez faire la queue pour avoir de l’eau dans l’espoir de vous lavez assez tôt pour ne pas être pénalisé si vous arrivez en retard au bureau pour la deuxième fois en une semaine.

Soit dit en passant, combien de personnes n’ont pas reçu de questions de leurs patrons pendant la pénurie de l’eau ?

Que diriez-vous de la panne d’électricité constante et cohérente qui couvre plus de la moitié du pays entier comme la couverture d’une veuve en deuil ? Qu’en est-il de la menace constante pour la vie et les biens, même de la part de ceux qui sont censés protéger ces choses ?

Franchement, la dépression est un Congolais.

Mais alors, au milieu de toutes les situations sombres et peu prometteuses, nous avons encore des gens qui se réveillent tous les jours pour faire ce qu’ils sont censés faire. J’ai lu un article d’époque dans lequel un touriste parlait de l’esprit Congolais. 

L’une des choses qu’il a dites était : « Vous appelez-vous un arnaqueur ? Allez à Kinshasa – RDC et regardez les gens courir après un bus sur des kilomètres parce qu’ils veulent vous vendre un rouleau de saucisse à cent franc congolais. Et quand vous achetez, il récupère son argent avec le sourire. Parfois, vous obtenez même un merci.

Rien ne capture tout à fait l’esprit congolais comme ça.

Un entrepreneur doit apprendre à voir la colline dans chaque vallée. Il doit apprendre à être reconnaissant pour tout ce qui se présente à lui. Les meilleures leçons viennent au milieu de l’adversité. 

Plusieurs fois, cependant, nous sommes tellement coincés dans cette situation et mentons dans l’apitoiement sur nous-mêmes que nous manquons les leçons. Et parfois, nous devons redoubler le cours parce que quelqu’un insiste pour que nous apprenions.

Ceux qui n’apprennent pas de leurs erreurs sont obligés de les répéter.

Une chose que je ne perds jamais de vue (et c’est la seule chose que j’ai apprise du scénario du verre à moitié plein/à moitié vide) est que tout dépend de la perspective. Presque tout peut être placé dans un contexte, ce qui implique qu’il n’y a pratiquement rien de gravé dans le marbre. Tout dépend de la façon dont vous le regardez.

Et c’est ce que j’apprends sur l’optimisme. Ce n’est pas un refus de reconnaître ce qui ne va pas, ou que les choses peuvent mal tourner. C’est plus un choix de rester concentré sur le bon côté des choses. Une décision consciente de croire que les choses s’arrangeront toujours pour le mieux, puis de passer à l’action. 

L’optimisme maintient le croyant dans le contrôle des choses qu’il peut contrôler et l’aide à se débarrasser de ces choses qui sont hors de ses mains. L’optimisme est une compréhension que « tout fonctionne ensemble pour le bien ».

Attendez-vous au meilleur et préparez-vous au pire. L’optimisme n’est pas une foi aveugle ; il ne trébuche pas non plus tout en étant encombré de vœux pieux et de fantaisies. L’optimisme est la foi accompagnée d’un travail acharné. L’optimisme, c’est croire que les choses s’arrangeront pour le mieux parce que vous avez fait de votre mieux en tant que personne et que tout ce qui reste est hors de vos mains. 

L’optimisme, c’est de voir le verre à moitié plein constamment et systématiquement. L’optimisme regarde une rose et voit les épines mais ne s’y attarde pas. L’optimisme reste concentré sur les pétales de rose et l’odeur.

L’optimisme, c’est apprendre à sourire, quoi qu’il arrive.